L’ostéoporose est au cœur de la prévention des conséquences graves des chutes. Chez la personne âgée, une chute banale peut entraîner une fracture, une perte d’autonomie, une hospitalisation ou une entrée dans la dépendance. Pourtant, la prévention du risque fracturaire ne se limite pas à prescrire un traitement anti-ostéoporotique : elle suppose une approche globale, associant évaluation du risque de chute, correction des facteurs favorisants et sécurisation du parcours médicamenteux.
Cet épisode propose de revenir sur la place des traitements de l’ostéoporose dans une stratégie antichute. À partir d’une vignette clinique, nous questionnerons les situations fréquentes : fracture récente non explorée, traitement interrompu, supplémentation inadaptée, difficulté d’observance, troubles de la déglutition, insuffisance rénale, interactions ou effets indésirables. Autant d’éléments qui peuvent compromettre l’efficacité de la prévention et exposer le patient à un risque persistant.
Nous aborderons également l’importance de ne pas opposer prévention des chutes et prévention des fractures. Les deux démarches sont complémentaires : réduire le risque de tomber, mais aussi réduire la gravité des conséquences lorsque la chute survient. Pour les prescripteurs, l’enjeu est de repérer les patients à haut risque, d’initier ou de réévaluer les traitements pertinents, et d’assurer une continuité de prise en charge après une fracture.
Cet épisode invite à considérer chaque chute comme une opportunité de réévaluation : pourquoi le patient est-il tombé, quelles en sont les conséquences osseuses, et que peut-on modifier pour éviter la prochaine fracture ?